
(25 octobre 2008) Ma femme et moi avons souvent eu l’opportunité de fréquenter des lieux de prestige, de rencontrer des personnes que l’on peut qualifier d’importantes que cela soit professionnellement ou dans notre cercle privé. Mais ce fut bien la première fois que nous devions allier un esthétisme qui devrait transpirer de ce « charme indéfinissable » si bien soufflé par la gérante de ce club libertin.
Nous avons parcouru avec attention et un plaisir non dissimulé les nombreux indices laissés si délicatement, si insidieusement par elle. C’est un fait ; les couples ne comptant que sur leur physique, leur prestance ne pourraient, sauf chance insolente, séjourner dans ce lieu mythique. Il est évident que le cerbère habitué à une clientèle irréprochable ne s’en contenterait pas. Soit, nous nous plierons avec délectation à votre règle du jeu ; pour la corser un tant soit peu, nous ajouterons donc à notre arc cette flèche que l’on nomme « audace » et nous verrons bien alors si cette joute amicale en valait la chandelle…
« Quelque part » en soirée, Lamyss se présenta à moi dans une séditieuse robe de soie qui glissait le long de son corps de sable fin. Outrageuse amante aimante ; observe Libertango se lover sur les récifs de ton effronterie…. Ta chevelure noire aux boucles étincelantes soulignait magnifiquement ton si délicieux visage. Quelques mèches volontairement rebelles accentuaient, si tant est que cela fut nécessaire, ton regard de braise…
Il devait être vingt-trois heures lorsque nous nous engageâmes dans la charmante « Rue Thérèse » aux immeubles typiquement Haussmanniens. Bientôt, nous humions la délicate fragrance mentholée si caractéristique des clubs libertins. Nous étions arrivés. Non loin, on pouvait observer le voiturier œuvrer à sa tache. L’entrée des « Chandelles » est totalement anonyme ; ce qui au premier abord semble une caractéristique commune des lieux que nous avons déjà fréquentés. Mais cette fois-ci, il semblerait que Valérie ait volontairement accentué cette particularité. Imaginez un instant la devanture d’une ancienne droguerie du 1er arrondissement dont toute visibilité serait occultée par quelques subterfuges drapés ; cher lecteur « Les Chandelles » vous souhaite la bienvenue.
Alors ouvrons délicatement cette porte au bois usée par les affres du temps. Retrouvons-nous dans l’emblématique sas à la caméra scrutatrice qui a vu tant de couples éperdus rebrousser chemin l’âme en peine avec pour seule consolation le tristement célèbre « non, cela ne va pas être possible ». Vous y êtes ? Refermons la porte si vous le voulez bien. Dernière chose, détendez-vous, nous sommes observés...
Appuyons sans attendre sur le discret bouton de la sonnette qui jamais ne chût. Une minute à peine s’était écoulée quand la porte s’ouvrit. Un distingué et sémillant trentenaire nous demanda si nous venions pour dîner ou clubber. Je le vis s’attarder sur les talons aiguilles de ma compagne ; puis il fixa un bref instant le si caractéristique col de ma chemise rose. Oui, nous portions tous les deux les dernières créations. Coïncidence ? Un large sourire éclaira son visage et il nous invita à entrer sans plus attendre. Avec l’élégance d’un homme emprunt d’une éducation sans faille, il nous rappela les quelques règles de bienséance en usage dans l’établissement.
Un couple représentatif nous précédait…
[Ne serait-ce que pour éviter la redondance de superlatifs qui risqueraient de faire perdre toute fluidité à ce récit, nous allons profiter de cet instant pour vous parler de la clientèle que nous avons côtoyée durant la nuit. Peut être était-ce une soirée particulière, mais nous allons être très clairs et vous pouvez nous croire sur parole ; femmes du monde, mannequins, toutes étaient d’une beauté effarante. Les hommes quant à eux, même s’ils n’atteignaient pas toujours cette excellence étaient extrêmement bien habillés ; nombre d’entre eux étant visiblement de jeunes premiers et des hommes d’affaires. Cher lecteur, nous tenions absolument à vous présenter succinctement ce fameux « couple représentatif » qu’immanquablement vous croiserez tout au long de notre récit.]
Lorsque vous ferez vos premiers pas dans l’enceinte du club, vous serez surpris par le calme qui y règne. A votre gauche, un petit escalier vous amènera aux salons fumeurs décorés avec goût mêlant habilement meubles Renaissance, tableaux justement choisis, le tout mis en valeur par un tissu mural matelassé et quelques facétieuses sources lumineuses colorées. Ne tardons pas trop à cet étage car notre « couple caractéristique » risque de disparaître dans les profondeurs du cercle… Suivons-le si vous le voulez bien et plongeons dans les méandres « Des Chandelles ». Marches délicatement soulignées par quelques fils lumineux, moellons teintés d’or, miroirs encadrés de toutes tailles, nous nous enfonçons profondément… Interminable descente. A destination, « Les Chandelles » vous offrira alors mille émerveillements. Savourez la magnificence de ces bars art déco, asseyez-vous dans les canapés moelleux aux teintes inhabituelles, levez vos yeux et admirez le plafond voûté teinté de bleu, et que dire de ces alcôves où il sied s’abandonner à quelques alcools raffinés, enfin laissez-vous séduire par le buffet aux coquineries sucrées… Et surtout, cachez votre satisfaction lorsque le maître d’hôtel viendra à votre rencontre pour vous tenter par quelques mets délicats à consommer sans modération aucune…Vous l’aurez compris, cet endroit est un lieu d’exception à l’érotisme transcendé.
Confortablement installés non loin de la piste de danse, nos approches libertines semblaient porter leurs fruits. En l’espace de quelques minutes, les regards se sont croisés, des sourires ont été échangés. Ces « contacts » étaient beaucoup plus francs, plus rapides qu’à l’accoutumée. Avec un brun d’inquiétude, je susurrais à Lamyss : « Tous ici sont échangistes, j’en suis quasiment certains ».
Nous décidons alors de nous approcher de ces « couples caractéristiques » et de nous laisser entrainer par les musiques savamment distillées par le talentueux disque jockey. Tout autour de nous les corps exultaient. Nous étions étourdis par tant de beautés. Les couples avec lesquels nous avions amorcés nos premiers échanges dansaient à nos côtés ; bientôt les premiers frôlements… L’ambiance était électrique. Nous avons dansé ainsi pendant une heure, « vampés » que nous étions à chaque regard. Puis, nous nous sommes dirigés vers les salons… Vastes, faiblement éclairés pour préserver l’intimité des clients, les coins câlins sont extrêmement confortables, agrémentés par quelques coussins or et argent disposés ça et là sur les lits à disposition. Lorsque nous nous sommes approchés, de nombreux couples coquinaient ensemble. En quelques instants, nous eûmes la confirmation de ce que nous pressentions. Ils échangeaient à l’unisson. C’était magique !
[Je ne sais pas si nous vous l’avons déjà avoué mais Lamyss et moi adorons les étendues où nous pouvons à loisir accueillir à bras ouverts hommes et femmes qui nous désirent. Nous aimons l’enchevêtrement des corps. Lorsque nous faisons partie intégrante de ce tout, cela nous procure une excitation effrénée.]
Nous nous installâmes tout à coté d’eux. Alors que je m’employais à déshabiller ma compagne, que nous échangions nos premiers baisers, une femme seule s’installa face à nous. Elle nous caressa, nous masturba, nous lécha et nous fîmes de même. Puis un homme et ses deux compagnes se lovèrent contre nous… Bientôt, d’autres nous rejoignirent… et Libertango et Lamyss se lièrent à l’hydre….Comme vous le savez pour avoir lu nos pérégrinations, nous adorons vous parler de certaines anecdotes glanées ça et là. En voici quelques brèves…
Le salon fumeur a été pour nous l’occasion de faire connaissance avec plusieurs charmantes qui avaient pour particularité de discuter tout en se léchant les seins à l’unisson ! Lors de nos flâneries, j’étais systématiquement caressé par un éphèbe souriant à chaque fois que je passais devant lui ! Que penser aussi des femmes qui, lorsqu’elles quittaient notre coin câlin, me caressaient tour à tour le dos alors que je gamahuchais ma femme ? Imaginez aussi notre surprise quand un homme a brusquement abandonné ces deux compagnes pour embrasser les fesses Lamyss en lui susurrant qu’il n’avait pu s’en empêcher tant le spectacle de sa croupe lui plaisait… Et quelle scène poignante lorsque nous échangions de voir une femme du groupe inviter fermement son homme à « sucer » celui qui la caressait !
Oui, tous ces évènements n’ont fait qu’amplifier notre excitation ! Et nous pouvons vous affirmer qu’elle a été pleinement satisfaite.
Au milieu de la nuit, totalement désinhibés, installés sur une banquette étroite près de l’entrée du salon, nous faisions l’amour ensemble de sorte que les libertins puissent aisément nous rejoindre qu’ils soient hommes, femmes ou couples. Ce qui ne manqua pas d’arriver. Par pudeur, nous vous en cacherons le nombre…
Nous allons vous faire le récit de deux de ces « contacts ». Comme vous avez pu le deviner par quelques indices subrepticement glissés lors de nos précédentes aventures libertines, nous étions tentés par les trios HHF. Nous allons vous conter le quatrième et le cinquième qui ont été pour nous les plus significatifs. Ce fut un enchainement merveilleusement orchestré.
Alors que Lamyss serrait mon membre dans sa main tout en me suçant, un homme fort bien bâti s’installa à côté de nous et avec savoir-faire commença à lui caresser la poitrine, lui titilla les tétons, lui embrassa tendrement le cou et alla jusqu’à lui mordiller doucement le lobe de l’oreille. Je me dégageais un instant afin que ma femme puisse prendre une position plus confortable. Je lui écartais les jambes et la pénétrais doucement faisant de lents va-et-vient. Notre partenaire nous abandonna quelques instants, lorsqu’il revint ses caresses se firent plus intenses, plus masculines. Puis il glissa doucement un doigt entre ses lèvres ; Lamyss commença à le téter. J’accélérais ma cadence, l’empalant toujours plus profondément. Ma femme dodelinait tout en me regardant ardemment... Elle s’enhardit alors à lui caresser le sexe un moment et cette fois-ci, éreintés, car cela faisait pratiquement trois heures que nous coquinions, nous nous arrêtâmes non sans avoir échangé avec lui quelques sourires et paroles agréables. Quel ressenti !
Assoiffés, nous nous sommes dirigés vers le bar et quelques minutes après, nous retournâmes dans le coin câlins car nous savions pertinemment que c’était bien ce type d’homme que nous recherchions. Mais il avait disparu !
Nous nous sommes réinstallés au même endroit. Lamyss me suçait avec vigueur et comme par enchantement un jeune premier, après l’avoir intimement cajolé, pressa son sexe sur ses fesses. Je glissais discrètement à son oreille : « il enfile un préservatif ». Nous étions d’accord quant à la suite à donner. Ne nous voyant pas refuser son « offre », l’homme écarta les cuisses de ma femme et la pénétra de tout son long. Il l’a pris ainsi quelques minutes alors que ma douce me « pipait » avec fougue. Nos positions étaient assez inconfortables et lorsque notre invité voulu en changer et qu’il nous sembla alors un peu trop directif, je posais ma main sur son épaule et mon regard lui indiqua qu’il devait maintenant nous laisser. Lamyss continua à câliner mon sexe jusqu’à ce que je jouisse abondamment dans sa bouche…
Nous pourrions encore écrire de nombreuses pages décrivant avec exhaustivité les multiples échanges et mélanges avec « ces femmes et ces hommes si caractéristiques » rencontrés dans ce club fabuleux. Dans nos prochains billets, nous vous reparlerons de nos ressentis les plus intimes, soyez-en assuré !
... mais il se fait tard ; nous allons donc clore notre récit par cette pensée éhontément synthétisée mais tellement symbolique de l'état d'esprit dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui.
« Quel bonheur ! »
Bises libertines ;)
Autre récit dans ce club
5 contributions:
Comme toujours, une prose magnifique qui ne fait que donner une vision idyllique de ces moments que vous partagez.... A votre lecture, nous sommes partagés entre un mélange d'envie et de réticence.... A vite
Quel bonheur!!!!!
Quel réçit ennivrant,l'extase!!!
Je ressent cette chaleur des corps brulants et enchevettré,qui s'adonnent totalement,buvant l'élixir divint,ces baisés,ces caresses,qui parcours ces corps qui frissonnent de plaisir.....se sentir enlacé,et jouir jusqu'à l'extrème!!!
Cette musique me parle,j'arrive pas à y mettre un nom...
Héros....
Bravo pour cette description si envoutante et raffinée. Nous sommes à la recherche d'un club sensuel et voluptueux. Nous avions entendu parler des chandelles en ces termes, à vous lire il n'y a plus de doute.
En espérant pouvoir passer le cerbère...
Gatien,
Novice je suis
Et pourtant cettedescription voluptueuse me donne envie ...
Mais comment faire, seule, sans guide
A vous lire trés vite
Bonjour,
Franchir les portes d'un club libertin seule n'est évidemment pas une chose aisée.
Nous pourrions vous donner quelques conseils plus précis si vous nous contactez directement par courriel.
Bises libertines
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