(29 novembre 2008) Habillés chaudement, nous poussâmes la porte du Chao Bar. Alors que le garçon de salle nous invitait à le suivre, nous aperçûmes la personne avec laquelle nous avions « rendez-vous… »[Vous qui nous lisez depuis nos premiers balbutiements, vous ne manquerez pas de relever cette particularité. Jamais cela ne nous était encore arrivé ; préférant les rencontres impromptues. Pourquoi en était-il autrement ce soir là ? Pour tout vous dire, il existe des personnes qui méritent que l’on s’y attarde, des êtres que l’on devine différents. Ne croyez pas que l’on s’enflamme éhontément, ce n’est pas dans nos habitudes mais l’homme qui était assis devant en était l’exemple même. Pour l’avoir rencontré quelques semaines auparavant ; nous avions immédiatement apprécié ses qualités humaines au point que nous lui proposions de nous revoir ultérieurement. Distingué, sympathique, intéressant, la trentaine ; Stéphane est un bel homme mais il serait fort réducteur de s’arrêter à cette dernière remarque. Pour avoir discuté, coquiné avec nombre de physiques avantagés ; c’était bien la première fois que nous avions cette étrange impression de nous connaître depuis des années. Etonnant. Ce constat nous amène à nous poser une simple question. A l’issue de cette soirée, pourrions-nous envisager d’être de simples « potes » ? Question pertinente…]
Nous nous assîmes à ses côtés. La conversation s’engagea immédiatement. Nos premières impressions furent confirmées ; nous passerions assurément une excellente soirée. L’heure tournait, il devait être vingt-deux heures. Mais au fait, ne devions-nous pas aller en club ? Pendant un moment, je crois que nous avions oublié tous les trois le pourquoi de notre entrevue tant le moment que nous passions ensemble était plaisant. Lorsque nous nous levâmes, la « dure » réalité nous jaillit au visage ; diantre, nous avions un trio à faire ! Je sentis Lamyss quelque peu anxieuse. Stéphane ; quant à lui me sembla un instant « rappelé » lui aussi… Pour ma part, j’étais étonnamment serein.
A la porte du club, après avoir indiqué que nous étions trois, une des employés que nous n’avions jamais encore rencontrée auparavant nous demanda si nous étions des habitués. La phrase magique entonnée, elle nous fit rentrer avec un large sourire. Comme vous pourrez certainement le constater, il semble que la sélection de la clientèle soit désormais plus drastique ; notamment pour ceux qui se présentent un samedi soir en nombre impair… Munis de nos clefs, paréo et serviettes, non sans outrepasser l’inhérente pudeur, nous nous changeâmes dans les vestiaires. Dans le lounge, confortablement assis, nous nous restaurâmes. Et la discussion repris de plus belle mais cette fois-ci, quelques flèches libertines furent volontairement décochées afin de briser la fragile glace de la bienséance. Repus, la douche salvatrice prise, nous nous sommes dirigés vers le jacuzzi dans lequel quelques couples s’enlaçaient déjà. Oui, nous étions bien les seuls en nombre impair… L’eau à température idéale invitait à la relaxation ; ce que nous fîmes sans hésitation. Lamyss ferma les yeux lorsque nous entamèrent un massage à quatre mains des plus sensuels sous les yeux amusés des convives nous faisant face. Un couple charmant me regardait fixement, cherchant mon approbation libertine. D’habitude, nous les aurions invités à nous rejoindre mais le moment que nous vivions ensemble était si exclusif, si exquis que cela était inenvisageable. Notre partage durant encore quelques minutes et c’est avec un plaisir non dissimulé que nous nous rendîmes au hammam.
Baignant dans la torpeur bleutée, entourés de quelques timides couples, nos caresses se firent plus appuyées, plus intimes, plus pénétrantes. Ma langue courait le long du corps de ma compagne, mes mains soulignaient les courbures harmonieuses de son être. Stéphane lui embrassait délicatement le cou, la poitrine. Parfaitement complémentaires, au plus grand bonheur de ma douce, nous étions. Alors que ma bouche et son facétieux dard explorait son sexe humide, Lamyss s’encanailla et prodigua quelques cajoleries subtiles à notre compagnon allongé à ses côtés. Lascivité, Intensité, bestialité naissante…
Sans plus attendre, nous nous engouffrâmes dans un coin câlin. Lamyss pressée délicatement entre nos deux corps nus fondait. Allongé sur le côté, je lui mordillais le dos, tout en lui serrant la taille, Lamyss explorait notre ami. Face à face, il lui léchait affectueusement les seins, lui caressait l’entrejambe, la couvrait de baisers…. C’est à cet instant que j’écartais ses fesses et que mon vit s’enfonça en elle ; ce qui lui fit pousser un cri de plaisir. Indicible sensation partagée. Lentement, puis de plus en plus intensément, je la fourrageais. Nos sexes étaient trempés de désir. Je sentais son plaisir ruisseler abondamment sur mes cuisses. Ma femme s’abandonnait littéralement entre nous deux nous masturbant, jouant de sa langue libertine. Alors que Stéphane enfilait un préservatif, je positionnais ma compagne afin qu’elle puisse aisément pratiquer une fellation à notre partenaire. En levrette, elle enfonça son sexe dans sa bouche. Je m’approchais de son visage, lui choyais le lobe de l’oreille tout en observant au plus près le va-et-vient fantasmatique de ses lèvres sur sa verge. Parfois, je m’attardais sur ses fesses… lui pénétrant chaque orifice avec la langue… aussi loin que la bienséance le permis. Stéphane descendit vers le bas de son ventre, commença à la boire. Et pendant quelques minutes, ma compagne fut la proie d’une langue experte et de mon sexe gorgé de désir la pénétrant toujours plus profondément.
Quelle sensation enivrante ! Les yeux entrouverts, ma compagne dodelinait. Je sentais en elle monter le désir d’être prise consécutivement par ces deux « mâles » qui lui octroyaient tant d’attentions, tant de sensations, tant de vagues déferlantes.
Afin de transcender notre plaisir, de nous perdre à jamais ; nous vint alors l’idée d’éteindre la lumière… Dans l’obscurité la plus totale, Stéphane s’allongea. Tout en lui cajolant le sexe, Lamyss se masturbait sur sa cuisse. Positionnée derrière elle, lui caressant le dos, je la guidais afin qu’elle s’empale… Lorsque que le moment tant attendu allait prendre substance, je serrais la taille de ma femme et accompagnait son mouvement de bassin ; celui qu’elle savait si bien faire pour me faire jouir. Mais l’anxiété compréhensible de notre compagnon ne permis pas cette envolée. C’est alors que nous changeâmes de position, Lamyss, déchainée, enfourna mon pénis dans sa bouche, sa langue experte me libérant de ce désir absolu. Pour avoir goûté de son con, de son cul à l’envie, gamahuché à lui en faire perdre raison ; je voulais qu’elle me viole, qu’on se défonce mutuellement. Ce désir extrême était encore accentué car ma mie était assise sur la bouche de Stéphane… Quand ma compagne m’enfourcha, la vigueur de son attaque fut fulgurante. Son bassin, ses cuisses luisaient de plaisir. Elle perlait abondamment, empêchant toutes prises… Les minutes qui suivirent furent indescriptibles. A tel point que les mots nous manquent pour vous exprimer notre ressenti. Toute notion de temps disparu alors. Seul le rythme de nos halètements, de nos cris auraient pu, pour le simple observateur, donner un quelconque indice de la « force » de cette jouissance.
Lorsque nous rallumâmes la lumière, nous restâmes longtemps tous les trois ; plaisantant, discutant. Oui, ce partage avait été fantastique, certainement le plus intense que nous ayons connu jusqu’à là !
Lorsque nous quittâmes le club, comme de vieux amis, nous marchions ensemble.
1 contributions:
Le trio décrit est un des fantasmes les plus courant pour la femme... Evidemment, j'ai ce fantasme... Toujours peur de passer le cap je n'ai même pas encore à ce jour découvert l'univers des clubs libertins...
Je lis vos récits, les uns après les autres, et je frémis tellement l'envie de m'initier me dévore...
Je ne suis plus de première jeunesse, mes du haut de mes 35 ans je compte bien passer la porte des Chandelles... Mon "initiation" devrait avoir lieu le 12 février et j'avoue partir avec une idée toute faite de ce que je veux faire et ne pas faire... Mais en parcourant toutes vos anecdotes, je suis perplexe... Et si j'essayais...
Je ne sais pas ce qui se passera, je ne sais même pas si j'entrerai d'ailleurs, mais merci pour ce plaisir et cette envie donnés au travers de vos écrits.
Et félicitations pour tout ce respect et cet amour qui imprègnent votre site...
Jenny
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