
[C'est en parcourant l'ensemble de nos publications que nous nous sommes aperçus que cela faisait bien longtemps que Lamyss et moi n'avions pas rédigé le récit d'une de nos soirées dans ce club prestigieux que nous fréquentons depuis presque une année. Pour tout vous dire, Les Chandelles est même devenu notre club de prédilection, celui dans lequel nous avons dorénavant nos petites habitudes... Que d'expériences incroyables, de ressentis exquis avons-nous vécus en ce lieu en compagnie de Valérie, jeune femme à l'élégance innée assistée comme il se doit d'un personnel toujours prévenant et d'un grand professionnalisme. Dans le récit qui va suivre, nous ne nous étendrons pas sur la description des lieux, celle-ci vous a déjà été narrée dans un billet antérieur. Sans fausse pudeur, ni modestie complaisante, nous nous concentrerons essentiellement sur les us et coutumes, les particularités de cette clientèle cosmopolite, mannequins, hommes et femmes du monde qui font de ce sacrosaint des nuits libertines parisiennes un lieu unique.]
(1er août 2009) Après être allé dîner au Pershing Hall, que pouvait-il y avoir de plus délicieux que de terminer la nuit dans l'antre de Valérie pour fêter comme il se doit nos anniversaires ? Alors que nous quittions le triangle d'or, énamouré, je ne pouvais que contempler la femme qui se tenait à mes côtés, vêtue pour l'occasion de ses plus beaux atours ; une robe à la blancheur immaculée soulignée magistralement par les lignes épurées de talons aux aiguilles démesurées ; dans ses mains un Rodo de velours noir orné ; resplendissante Lamyss.Incognitos, le chauffeur nous déposa au 1 de la rue Thérèse. Alors que je lui donnai congé, nous aperçûmes un homme et une femme visiblement contrariés de ne pas avoir été accueillis, d'un simple trait ils avaient été rayés, expulsés, effacés. Nous entrâmes à notre tour dans le sas, sitôt rejoints par deux couples. L'un d'entre eux était d'une beauté confondante, le second charmant tout au plus. La porte s'ouvrit, le physionomiste à la queue de cheval majestueuse scruta l'assemblée, nous invita à entrer avec nos plus proches voisins. Alors que vos diaristes préparaient les affaires dont ils allaient se séparer, ils entendirent un "Cela ne va pas être possible." bientôt accompagné de l'habituel mécontentement aussi ennuyeux que déplacé en ces lieux. Même si elle parait abrupte en première lecture, cette phrase a au moins le mérite d'être aussi limpide que dénuée d'hypocrisie.
Déjà le carillon retentissait ! En observant le regard que notre hôte porta à son moniteur, quelque peu agacé par cette anicroche, nous comprîmes aussitôt que la porte resterait close, que ces personnes seraient abandonnées pour des siècles et des siècles...
Précautionneusement, Jimmy glissa le sac à main de ma compagne dans un étui et nous souhaita une très agréable soirée en nous rappelant qu'il restait à notre pleine et entière disposition.
(...)
"Stéphane, E... que voulez-vous boire ?" nous demanda le barman. "Martini blanc et whisky sec s'il vous plait." Observant furtivement les personnes qui nous entouraient, malicieusement je susurrai à ma mie qu'elle serait encore la plus grande ce soir là. En effet, Lamyss est un peu aux Chandelles ce que Longoria est aux desperate housewives, une femme à la beauté latine irrésistible certes mais tout aussi petite il faut bien l'admettre... Comme à l'accoutumée, nous étions donc cernés de femmes toutes plus grandes les unes que les autres qui étaient bien entendu accompagnées comme il se doit. Vogue, Elite... Quel magazine allions-nous feuilleter ?
Happés par les sons du disk jockey, l'un des meilleurs de la capitale soit dit en passant, nous nous lançâmes à corps perdus sur la piste. Pendant que Valérie divinement sculptée par une robe rouge et blanche de toute beauté était à nos côtés, occupée à batifoler avec une femme qui damnerait un saint, nous étions approchés, effleurés. Vos serviteurs se laissèrent aller à quelques interactions on ne peut plus libertines. Des seins se dévoilèrent, vous comprenez il faisait si chaud...(...)
Lorsque nous entrâmes dans le coin câlin, vaste étendue dans laquelle une multitude de corps enchevêtrés copulait, il y faisait plus sombre que d'habitude, le signe annonciateur que quelques personnalités devaient déjà s'y cacher. Peu à peu, nos yeux s'habituèrent à cette semi obscurité.
Nous nous jetâmes dans la mêlée...
["Se jeter" est bien le terme qui convient car le physique des différents protagonistes étant ce qu'il est, jamais vous n'êtes amené à vous préoccuper avec qui vous allez interagir car toutes et tous sont désirables ; une sorte d'accord tacite se met en place par le fait. Simplement, vous vous laissez aller, vous vous abandonnez sans limite à ce que nous appelons l'hydre, un magma de personnes incandescentes pour qui le plaisir des sens est l'objectif premier.]
Allongée sur moi, ostensiblement, Lamyss présentait ses fesses à ceux et celles qui voulaient s'y attarder. Certains et certaines l'entreprirent volontiers et plus particulièrement un homme d'une trentaine d'années qui se détacha pour un temps de ses partenaires. Il commença à la branler avec vigueur tout en nous demandant avec ce brin de perversité si caractéristique si nous souhaitions qu'il continue. Déjà gémissante, je compris qu'il était expert dans cet art. J'en étais fort aise. Lamyss, gourmande s'empala sur mon sexe et fit d'incessants va-et-vient avec une fougue qui faisait plaisir à voir. Je me dégageai, afin qu'il m'assiste, me remplace, ce qu'il fit avec ferveur. Bientôt elle dodelina, les yeux hagards, elle jouissait. Alors que je lui caressai les seins, une blonde sculpturale me regarda, s'approcha. Instinctivement je l'embrassai à pleine bouche, l'explorai. Elle se dandinait, vicieuse. Tom, son compagnon me souffla : "Our wives are so attractive ! Come on !". Il m'invita à masturber sans retenue Katia, sa bombe anatomique, et alors que je la polluai avec le plus grand soin, je lui murmurai un "Welcome in France buddy" qui ne manqua pas faire rire un autre couple d'origine américaine qui profita de cet arrêt sur image pour me demander un préservatif. En guise de remerciements, l'homme se proposa de m'embrasser mais je lui rétorquai : "You're beautiful but no, i certainly prefer your wife...".Bientôt il nous fut impossible de dénombrer nos partenaires.
Éreintés et étourdis, nous commençâmes à nous habiller. C'est alors que certains exprimèrent leur tristesse de nous voir les abandonner et cela dans toutes les langues au sens propre comme au figuré. Je fus même "contraint de supplier" une jolie brunette visiblement affamée de laisser mon pauvre être tranquille. Libertango & Lamyss s'échappèrent comme ils le purent...
(...)
Il devait être quatre heures du matin lorsque nous allâmes nous détendre dans le fumoir. Valérie qui était assise juste en dessous de son portrait s'entretenait avec ... de la qualité de sa dernière prestation théâtrale tandis que nous passions en revue avec nos voisins et voisines leurs différents book étalés sur la table. Il se faisait tôt, nous décidâmes de nous en aller, non sans succomber à une toute dernière mignardise revigorante. Enfin, un employé nous accompagna jusqu'à la porte, je lui donnai notre carte afin qu'il nous contacte pour une soirée spéciale. Nous échangeâmes quelques plaisanteries dont une particulièrement irrésistible !
A l'extérieur, un taxi nous attendait...
10 contributions:
Bonsoir Libertango et Lamiss,
Nous qui n'avons jamais pu entré dans ce club, nous sommes ravis d'avoir pu le découvrir par le biais de votre récit. Merci à vous deux.
Bizarrement, ça ne fait pas tellement envie. Enfin, si, la partie libertine, sexuellement débridée (mais pas au point de s'embrasser entre hommes quand même !), est fort alléchante. Par contre, l'accueil et l'élitisme sont un poil agaçant. Sans doute suis-je aigri de ne pas être de ce monde ! Pensez-vous, je n'ai même pas de book, de nom à flouter ou de Rolex ... la honte ! (Ni de jolie femme à mon bras ... bouhouh ... mais j'y travaille.)
Malgré tout, je serai bien content de pouvoir entrer un jour ! (ou deux ... ou trois ...)
Bises libertines,
Et merci pour ce joyeux récit,
M. Chapeau
mmmmmh...
Bonjour,
Votre récit sur ce club nous a enchanté. Nous souhaiterions nous y rendre ce mois-ci mais nous avons un peu peur de nous y faire refuser l'entrée. Avez-vous des petits conseils à nous donner, notamment concernant le dress code ?
Kisses
Vous décrivez parfaitement l'ambiance toute particulière de ce club que nous aimons aussi. Bises de Charlène et Pascale.
ps: on vous contacte par mail
@Sovereign
Merci à vous de nous lire.
@M.Chapeau
Les Chandelles est effectivement un club assez particulier quant à sa sélection, car ceux que tu cites ne sont parfois pas suffisants. Bises à toi.
@Sofree
Ouiiiiii, assurément ;)
@Sylvie
Tout d'abord merci. Votre question sur les conseils sur le dress code est difficile car malheureusement "s'habiller des plus belles marques" ne suffit souvent pas pour y entrer. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous contacter par courriel pour des informations plus précises.
Bises libertines
@ Anonyme (Charlène et Pascale)
Nous restons donc dans l'attente de votre courriel. Bises libertines
Sylvie, mettez des chaussures à talons aussi haut que possible ! Et puis si vous êtes refoulés, prévoyez un plan B !
Le No Comment est un endroit charmant et moins sélectif (moins orgiaque aussi, il est vrai).
Le Moon City, très peu sélectif, reste pour moi la pierre philosophale de l'hédonisme libertin.
Pour l'ensemble de ces clubs, préférez les soirées « couples uniquement » à moins d'apprécier ce qu'on appelle (mochement) le pluralisme masculin.
Un écrit à l'érotisme brulant. Vous transcrivez parfaitement le vécu, votre texte est terrible !
Nous n'aimons que fort peu les clubs mais je ressens comme Mr Chapeau pour cette élitisme et cette forme d'attitude "select" un certain agacement ! Et a contrario de Mr Chapeau, je ne crains pas trop que nous ne puissions y entrer soit seuls soit accompagnés d'amis qui y sont des habitués invétérés. J'ai toujours une appréhension quant aux critéres de selection, beauté, age, niveau social. Nos aventures libetines les plus belles et torrides ne l'ont pas été obligatoirement avec ceux qui remplissaient les critéres précédents. Ceci n'enléve rien a la qualité du club dont on nous parle souvent pour nous y trainer ! Qui sait si nous céderons pas a ses joies ... :P
Bonjour X-Addict et bienvenue ici.
Merci pour votre contribution.
Bonjour les tango !
Nous étions aussi à cette soirée. Votre récit comme les autres d'ailleurs retransmet parfaitement son ambiance exquise. Bravo
Valerianne
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